Un Hivernage en Antarctique

L’Antarctique est le continent de tous les extrêmes : le plus au sud, le plus froid, le plus haut. Il est recouvert à 98% par de la neige ou de la glace; cet englacement a débuté il y a environ 40 millions d’années (Un peu de Géographie et de Géologie sur l'Antarctique).
Même si l’homme ne s’y est jamais véritablement développé, il a su y établir de nombreuses bases au sein desquelles nous pouvons vivre assez confortablement malgré cet environnement glacial pour lequel l’être humain n’est absolument pas adapté.

Personnellement, j’ai toujours été fasciné par ces grands espaces qui nous rappellent que nous sommes peu de chose. Ils nous envahissent d’un grand sentiment d’humilité et de respect vis-à-vis de ce qui nous entoure.
Néanmoins, je ne pense pas qu’il faille aller si loin pour vivre ces sensations car il existe tellement de merveilleux endroits sur Terre. Heureusement, car l’Antarctique n’est pas à côté.

Il faut dire que se rendre là-bas n’est pas aussi simple que d’aller dans n’importe quel autre endroit de notre belle planète bleue. Cependant, le tourisme commence à se développer de plus en plus, principalement au niveau de la péninsule Antarctique. Encore plus difficile que de s’y rendre (car actuellement il faut vraiment avoir les moyens financiers et le temps), il est peu aisé d’y vivre durant une longue période (chanceux que nous sommes, nous qui avons eu le privilège de vivre un an là-bas).
De plus, lorsque l’hiver s’installe, la banquise se forme jusqu’à plusieurs centaines de kilomètres des côtes limitant fortement la progression des bateaux ou l’empêchant complètement. Quant à l’avion, ce n’est pas encore une méthode de transport qui s’est développée pour le tourisme à cause de la lourde logistique qu’elle impose. Les côtes de l’Antarctique ne sont donc accessibles que durant la période estivale qui s’étale de novembre à fin février, du fait de la fonte de la banquise. Début mars, l’hiver austral revient, permettant la formation de la banquise. Il durera 8 mois. Ceux qui désirent voir les beautés de l’hiver, en Antarctique, n’ont pas d’autre choix que de faire un hivernage dans une base, comme la base française de Dumont d’Urville.

La base Dumont d’Urville a été construite en 1956 sur l’île des pétrels, en Terre Adélie. Une année sur la base se compose de deux campagnes d’été et d’un hivernage. Durant l’hiver qui dure huit mois, une vingtaine d’hivernants vivent isolés sur cette base. Parmi ces personnes se trouvent des biologistes, des vétérinaires, des physiciens, des informaticiens ou encore des glaciologues. Ils sont chargés d’assurer la continuité des programmes scientifiques durant l’hiver. Durant les campagnes d’été, ils aident les responsables de programme ou encore les thésards dans leurs recherches sur le terrain. Parmi les études entreprises par les scientifiques, on trouve l’adaptation au froid par les manchots adélies, la dynamique des oiseaux présents dans l’archipel, la biologie marine, l’étude du trou de la couche d’ozone (Le Trou de la Couche d'Ozone), la chimie de l’atmosphère, la glaciologie, le suivi du champ magnétique terrestre ou encore l’enregistrement de données sismiques…
Mais la base n’est pas seulement composée de personnels scientifiques. Il y a aussi des techniques (électriciens, mécaniciens, plombiers-chauffagistes, soudeurs, menuisiers,…), un cuisinier, un boulanger-pâtissier, un médecin et un(e) chef de base. Leur rôle est d’assurer le bon fonctionnement de la base durant les huit mois d’hivernage.

J’ai hiverné durant l’année 2010 avec 25 autres personnes et nous avons constitué la TA60 . Pourquoi TA60 ? Tout simplement parce que c'est la soixantième fois qu'une mission française hiverne en Terre Adélie.

Avec un petit groupe de la TA60 et de campagnards d’été, nous avons quitté la France le 1° décembre 2009 à 13H05 direction Hong-Kong au départ de Roissy. Après onze heures de vol, nous passons la journée dans les rues de la ville puis reprenons l’avion le soir direction Sydney, que nous atteignons le 3 décembre à 9H40. Mais le trajet est long jusqu’en Antarctique. Il nous faut encore prendre un avion qui nous amène à Hobart en Tasmanie puis ensuite prendre le bateau, l’Astrolabe. Ce dernier réalise chaque année 5 rotations entre Hobart et Dumont d’Urville (DDU) afin d’assurer le transport des personnes et du matériel jusqu’en Antarctique.
Nous avons quitté le port d’Hobart le 4 décembre 2009 (lors de la deuxième rotation de l'Astrolabe plus communémment appélée R1, la première étant R0) pour une traversée de 8 jours dans ce bateau à fond plat qui s’apparente plus à une machine à laver flottante (certains l’appellent le Gastrolabe) avec laquelle il nous faut affronter les fameux 40° rugissants et 50° hurlants. Pour ceux qui désirent faire un régime, il n’y a pas mieux comme cure car la plupart des gens sont malades et restent dans leur couchette. Après 6 jours de traversée agitée, nous atteignons le pack. Cette immense étendue de glace qui freine notre progression nous fait comprendre que l’Antarctique n’est plus très loin. Puis voilà les premiers icebergs : ces cathédrales de glace dérivantes qui vous laissent sans mot et qu’il est préférable de garder à bonne distance…nous nous rapprochons du 6° continent.
Le 10 décembre, le bateau n’arrive plus à se frayer un chemin à travers la glace, le déchargement commence donc à se faire par hélicoptère. J’embarque le 11 décembre au matin dans l’hélicoptère, direction la base Antarctique française de Dumont d’Urville. Après vingt minutes de vols (et 10 jours de voyage) je touche mon but.
À la descente de l’hélicoptère, nous sommes accueillis par nos prédécesseurs qui nous font visiter la base, nous installent dans notre chambre et quelques jours plus tard, commencent à nous former à la tâche qui sera la nôtre pendant un an.

Nous vivons sur l’île des Pétrels qui est l’une des îles composant l’archipel de Pointe Géologie. A notre arrivée, nous sommes chanceux, la banquise est encore là, ce qui nous permet de faire quelques balades mais surtout d’aller contempler pour la première fois de ma vie les manchots empereurs. Peu de temps après notre arrivée, la température augmente et avec les épisodes venteux, la banquise débâcle, nous confinant ainsi sur notre petite île. Nous faisons donc plus ample connaissance avec nos voisins tels que les manchots adélies, pétrels des neiges, damiers du cap, fulmars ou encore les phoques venus faire une sieste sur l’île.

Les jours passent et il est temps pour les hivernants sortants de reprendre le bateau qui les ramène à la civilisation. Le 28 février 2010, la dernière rotation de l’Astrolabe (R4) s’achève. Tous les scientifiques et autres techniques travaillant durant la campagne d’été doivent aussi nous quitter, nous laissant à 26 sur notre petite île pour 8 mois d’isolement. L’hivernage peut commencer sur le plus beau caillou du monde...

Petit à petit, le groupe trouve ses marques et prend un nouveau rythme. Ce dernier est complètement différent de celui de la campagne d’été puisqu’au milieu de l’été il n’y a pas loin de 100 personnes sur la base. Le travail devient moins important, ce qui nous laisse plus de temps pour profiter de l’extérieur et de ses merveilles. En attendant que la banquise se reforme, nous parcourons notre île dans tous les sens afin d’en connaître les moindres recoins. Avec l’hiver qui s’installe, la faune quitte les lieux peu à peu, nous laissant un sentiment de vide, où le silence n’est maintenant plus troublé par les piaillements mais seulement par les bruits provoqués par l’activité de la base. Mi-mars, la banquise se reforme et nous voyons revenir les premiers empereurs ; mais la glace est encore trop fine pour que l’on puisse marcher dessus en toute sécurité, alors patience…. Les semaines passent et la température est constamment au-dessous des -10°C, favorisant l’épaississement de la banquise.

Nous sommes mi-avril et nous pouvons enfin quitter notre île pour aller, par la banquise, à la rencontre des empereurs et des icebergs. Les manchots sont nombreux (environ 6000 individus) et nous les observons vivre jours après jours dans ce lieu où la vie devient quelque chose de rare et un combat permanent. Néanmoins, les premiers œufs font leur apparition début mai. La femelle transmet alors l’œuf au mâle et repart en mer se nourrir afin de retrouver des forces et affronter la dureté de l’hiver austral.

Cela fait quelques semaines déjà que le soleil se fait discret, rasant l’horizon et rendant les nuits longues mais belles. La plupart d’entres nous n’a jamais vu les étoiles de l’hémisphère sud et encore moins les aurores australes. Ce phénomène céleste se produit lors des éruptions solaires, lorsque les particules solaires entrent en collision avec le champ magnétique terrestre. Via ce dernier, les particules vont être dirigées vers les pôles où elles vont alors exciter les molécules de l’atmosphère, provoquant la libération de photons et donc de lumière (Les Aurores Polaires). Durant les nuits claires, nous étions nombreux à regarder le ciel afin de voir si les aurores allaient embellir nos nuits. C’est un phénomène que nos ancêtres considéraient comme mystique avec une signification plus ou moins bonne selon les peuples. Mais peut importe ce qu’elles signifient ou comment elles apparaissent…elles nous ont marqué à tout jamais.

Quand on pense à l’Antarctique, on pense à des températures avoisinant les -80°C et où il ne fait pas bon de sortir. La Terre Adélie échappe à cette règle puisqu’elle est en bordure du continent et que la température la plus basse enregistrée à Dumont d’Urville est de -37,5°C (1990). Pour avoir des températures beaucoup plus basses, il faut s’enfoncer au cœur du continent, où les températures peuvent atteindre les -89°C comme à la station russe Vostok. Cette valeur est la température la plus basse enregistrée à la surface terrestre.
Ce qui pose problème à DDU, c’est ce fameux vent qui dévale du continent à toute vitesse, que l’on appelle vent catabatique et qui nous refroidit bien. La Terre Adélie est une des régions les plus ventées au monde ; le 16 juin 1972, il y a été enregistré une rafale à 324 km/h (beaucoup remettent en cause la fiabilité de l’équipement de l’époque). La rafale maximale officialisée par les ingénieurs de Météo-France est 245 km/h (23 Mai 1988) .Durant l’année 2010, la température minimale fut de -34,1°C (7 Septembre 2010) et la rafale maximale de 180 km/h (2 avril 2010).

Voilà le mois de juin qui pointe le bout de son nez ainsi que les premiers poussins mais la majorité des mères ne sont toujours pas rentrées et les mâles qui couvent toujours n’ont rien mangé depuis près de quatre mois. Ce mois est très symbolique durant l’année de l’hivernage, particulièrement la fin du mois. Non pas parce que les premiers œufs ont éclos mais parce que comme dans toutes les bases Antarctique et sub-antarctique nous fêtons la mid-winter durant la semaine du 21 juin. Au programme, spectacles en tout genre, soirées à thèmes ou encore le feu de la St Jean. Cette semaine annonce la moitié de l’aventure et à partir de là, tout s’enchaine très vite jusqu’au retour du bateau, mettant ainsi fin à l’hivernage et à l’isolement. Mais il reste encore quatre mois, alors profitons.
Après le 21 Juin, jour du solstice d’hiver et donc jour le plus court de l’année, les journées commencent à rallonger et nous gagnons près d’une heure d’ensoleillement par semaine. Les grandes balades du côté du glacier de l’Astrolabe peuvent commencer et chaque jour qui passe, les p’tios sont de plus en plus nombreux pour notre plus grand bonheur. Quand on y pense, c’est un sacré privilège que de pouvoir observer tout un cycle de reproduction d’animaux aussi fascinants que les empereurs. C’est une belle récompense à notre isolement que de voir la vie apparaître et grandir chaque jour juste sous nos yeux.

Les grandes balades commencent véritablement durant le mois d’août vu qu’à partir de 9H00 il fait bien jour et que l’obscurité revient vers 17 H, ce qui nous laisse du temps pour être dehors et contempler les icebergs, ces cathédrales de glace figées par la glace de mer et qui peuvent s’élever jusqu’à 30 mètres au-dessus de nos têtes. Ces promenades nous envahissent d’un sentiment d’humilité et dès que l’on passe de l’autre côté du glacier, là où il n’y a plus que le continent et la banquise à perte de vue, on se dit que l’on n’est pas grand chose et que c’est assez incroyable de pouvoir vivre ça une fois dans sa vie. Ce qui est aussi marquant en Antarctique, c’est le silence omniprésent. Bien sûr quand on est entre les icebergs, ces derniers grincent ou de la glace se décroche, mais quand on est sur la calotte polaire et qu’il n’y a pas de vent, on n’entend rien et on se rend bien compte que dans ces contrées lointaines et dangereuses, on est bien seul et qu’il n’existe rien autour de soi. Personnellement, c’est un sentiment de sérénité qui m’envahissait le plus durant ces moments.

Mais avec les mois qui passent, il nous arrive de penser à la fin de l’hivernage et au retour. Encore 6 mois avant la fin de l’hivernage, puis 5, puis 4, et tout s’accélère à une vitesse folle. En arrivant ici, on met en place des projets : et si je faisais ça et ça, j’ai bien envie d’apprendre à faire ça… Puis le temps passe vite et quand le beau temps le permet, on préfère profiter de l’extérieur avec toutes ses merveilles. Quand on voit le nombre de mois restants raccourcir, alors on commence à s’activer d’autant plus, on essaie d’en faire le plus possible mais toujours en profitant au maximum de l’extérieur car on sait que l’on ne reviendra probablement jamais ici.
Mais bien que la plupart d’entres nous soient venus ici pour contempler toutes ces merveilles, nous sommes avant tout ici pour travailler. Comme je l’ai mentionné précédemment, j’ai occupé durant l’année 2010 l’un des deux postes de chimiste de l’atmosphère et glaciologue. La majorité de mon travail est ciblé sur la chimie de l’atmosphère puisqu’il est journalier (Le travail de chimiste de l'atmosphère lors d'un hivernage à Dumont d'Urville). Ma fonction de glaciologue me conduit à relever mensuellement des balises et des stations météos situées sur la calotte polaire (Le travail de glaciologue lors d'un hivernage à Dumont d'Urville).

La fin de l’hivernage approche et dans quelques semaines nous verrons revenir ceux qui nous ont laissé hiverner sur notre beau caillou. On parle donc de plus en plus projet d’avenir et tout particulièrement des vacances que l’on prendra après l’Antarctique. Pour la majorité d’entres nous ce sera la Tasmanie, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, mais rien n’empêche d’aller explorer d’autres pays, il y a tellement de belles choses à voir dans ce monde.

Le jour tant redouté (ou espéré) arrive : le retour des campagnards d’été avec l’arrivée de l’Astrolabe. Du fait de la trop grande épaisseur de banquise et de la panne d’une de ses deux hélices, le bateau ne peu plus avancer et reste donc au large de la Terre Adélie. Ce sera grâce à deux hélicoptères que le transport de personnes et de matériel se fera jusqu’à la base…
Néanmoins, lors du premier transfert, le deuxième hélicoptère n’arriva jamais à DDU, victime d’un accident sur la banquise. Quatre personnes étaient à bord et pour certains d’entre nous, nous en connaissions deux sur les quatre…Une chape de plomb s’abat sur nous. Même si cela fut un douloureux moment, je pense qu’il est peu de chose en comparaison de ce qu’ont ressenti les familles des victimes. J’espère qu’elles seront toujours bien entourées et soutenues dans les moments difficiles car malgré tout on doit vivre avec cette tragédie et continuer d’avancer, ainsi va la vie et égoïstement je souhaite ne jamais connaître cela.

L’Astrolabe refait route vers la Tasmanie afin de réparer et n’a pu décharger qu’un hélicoptère et quatre personnes. Le pilote continue l’hivernage avec nous et les trois autres partent à la base de Cap Prud’Homme à cinq kilomètres de DDU afin de préparer la suite de la campagne d’été et particulièrement le RAID, fameux convoi terrestre qui relie Cap Prud’Homme à la base franco-italienne Concordia.
L’hivernage se poursuit donc à 27 dans une autre ambiance mais la vie continue et chacun reprend ses activités. Que peut-on faire d’autre ?

La véritable fin d’hivernage a lieu le 16 Novembre avec l’atterrissage du premier avion sur la piste de D10, située près de Cap Prud’Homme. Nous revoyons avec plaisir certaines personnes côtoyées l’année précédente et nous souhaitons la bienvenue aux nouveaux arrivants et tout particulièrement aux futurs hivernants de la TA61 avec le : « bienvenue chez toi ». Même si cela me fait plaisir de voir de nouvelles têtes, le fait de multiplier notre nombre par deux m’est difficile et je préfére m’isoler les deux premiers jours afin de m’habituer au nouveau rythme de la base. Le deuxième avion arrive le 20 Novembre apportant avec lui de nouvelles personnes dont certaines qui auraient dues arriver par R0. Pour nous, les deux glaciologues, cela signifie le retour de nos responsables de programme et un changement dans le rythme des prélèvements atmosphériques, vu qu’en période d’été, l’activité chimique de l’atmosphère est bien plus importante que durant l’hiver.

Le temps file toujours aussi vite et semble s’accélérer d’autant plus que ma date de départ approche. Il est grand temps de finir de ranger les malles et de libérer ma chambre que j’occupe depuis le 11 décembre 2009 afin de laisser la place à une hivernante de la TA61 qui arrive par R1.
Il doit me rester environ deux semaines avant que je ne quitte ce lieu qui m’a tant fait rêver. Je passe donc la plupart de mon temps libre à me balader sur l’île et sur ce qui reste de banquise, même le soir très tard (ou très tôt le matin, comme on veut). Je savoure le moindre petit instant qu’il me reste à vivre ici, je profite encore des empereurs, des p’tios qui ont bien grandi, de ces couchers et levers de soleil et de ces couleurs qui embrasent le ciel et que l’on ne voit que là-bas …ces deux dernières semaines furent vraiment inoubliables.

Le 15 Décembre 2010, la rotation R1 arrive amenant avec elle de nouvelles personnes et l’un de nos deux successeurs. Les journées sont donc à la formation (et quand même toujours aux sorties) de celui qui nous remplace…sympa de jouer au prof.

Voilà on y est…Le jour tant redouté pour moi : je quitte l’île des Pétrels, le 18 Décembre 2010. Cette île que j’appelais et que j’appellerai toujours « le plus beau caillou du monde ». Même s’il me fut très douloureux de partir, ce fut un immense privilège et une chance extraordinaire que d’avoir vécu un an en Antarctique. Et puis, deux mois de vacances à travers la Tasmanie, Sydney et la Nouvelle-Zélande m’attendent. Cette belle aventure, commencée il y a plus d'un an, n’est donc pas finie…


Merci à tous ceux qui nous ont donné le privilège de vivre cette aventure exceptionnelle.
Merci à cette nature pour tous ces moments de bonheur et à la TA 60 avec qui j’ai pu les partager.
Il appartient à tous ceux qui ont eu la chance de vivre ici, le droit (ou le devoir ?) de protéger ces contrées lointaines afin que les générations futures puissent, à leur tour, contempler toutes ces merveilles et préserver l’Antarctique le plus longtemps possible…

Nicolas COILLARD